[Le paysage de rizière dans la campagne japonaise derrière le shoji de la chambre. C’était un champ vert tendre qui s’étendait au loin et très largement. Une lumière, à l’intensité élevée par la nature humide des feuilles de riz, dégageait une aura au-delà, vers le champ d’herbes déjà un peu séchées par le soleil. Le vert de la rizière était un vert tendre de printemps, vif et doux, sous une lumière d’été chaude.
Une sensation d’intimité émanait de derrière les shoji.
La rizière était lointaine.
La lumière qui filtrait à travers le papier de riz un peu vieux était jaunie.
Mais l’ensemble du paysage semblait enveloppé dans une opacité d’un gris pâle, un peu comme une brume qui aurait perdu toute son humidité. Le vert des herbes de rizière devenait lointain, il perdait son aura qu’il étendait tout près de moi.
J’ouvrais le shoji, et le champs de rizière offrait son aura lumineuse à nouveau.
Longtemps après, la sensation la plus forte présente en ma mémoire, est une luminosité intense et douce à la fois ainsi que cette sensation étrange d’un paysage aux contours très nets qui semblent pourtant recouvert d’un voile.